Lundi 28 mai 2012
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Le ministère de l’éducation nationale vient de publier
les résultats d’une étude concernant l’absentéisme dans le second degré en 2010-2011. Aucune révélation mais beaucoup de confirmations. Le taux d’absentéisme
mesuré par le rapport entre le nombre d’élèves absents 4 demi-journées ou plus par mois sur l’effectif total est relativement faible en collège (2,6 %),
atteint 6,9 % dans les lycées d’enseignement général ou technologique et explose véritablement en lycées professionnels avec 14,8 %. L’ absentéisme est aussi corrélé aux spécificités des
établissements scolaires : dans la moitié des collèges et lycées le taux d’absentéisme ne dépasse pas 1,6 %, dans le dernier quartile il grimpe à 4,9 % et pour les 10 % des établissements
les plus touchés il avoisine 11,6 %. Une bonne nouvelle toutefois, la proportion d’élèves repérés pour leur absentéisme diminue depuis 3 ans en passant de 6,6 % en
janvier 2009 (mois de référence) à 5,2 % en janvier 2011, cela s’explique notamment par des progrès en terme de fréquentation scolaire réalisés dans les lycées professionnels. Enfin,
l’absentéisme lourd – correspondant à plus de 10 demi-journées injustifiées sur un mois - concerne seulement 1 % des
élèves. L’étude indique encore que les signalements à l’inspection académique sont proportionnellement plus fréquents de la part des collèges qui scolarisent des élèves soumis à
l’obligation scolaire.
Un regret, la note de d’information se borne à exposer des constats très synthétiques, aucunes statistiques ne concernent les taux d’absentéisme selon le sexe, la catégorie socioprofessionnelle des parents, la taille de l’établissement ou encore le type
d’EPLE (implantation sur un territoire rural ou urbain, établissement appartenant ou pas à l’éducation prioritaire), pourtant nous savons que ces variables ont un impact déterminant sur la
fréquentation scolaire. Deux derniers chiffres invitent à la réflexion : tous motifs confondus – absences justifiées ou injustifiées - les élèves perdent en
moyenne 7 % du temps d’enseignement mais ils perdent également du temps d’exposition aux apprentissages quand les professeurs ne sont pas remplacés ou quand les établissements sont fermés,
le temps d’enseignement non assuré est alors estimé à 4,3 % en collège, 5,8 % en lycées professionnels et – 6,8 % dans les LEGT .
Télécharger la note d'information sur le site du ministère de l'éducation
Par Nouvelles-Directions.fr
Lundi 30 avril 2012
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Dans le cadre
des travaux conduits au sein du groupe départemental de Haute-Garonne de prévention du décrochage scolaire, la création d'un site dédié prevenir-le-decrochage.fr - prolongeant la lettre départementale destinée aux établissements scolaires - a été décidée. Le site vise non
seulement à promouvoir les dispositifs mis en place par les collèges et lycées du département mais aussi à construire des ponts avec la recherche en faisant un
travail de veille et de recensement des ressources disponibles: articles, revues ou sites.
La bibliographie pointe notamment vers l'excellent site lectures.revues.org qui propose des notes de lecture critique et permet de mieux cerner le
contenu de chaque ouvrage.
Par Nouvelles-Directions.fr
Jeudi 19 avril 2012
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Des systèmes scolaires inégaux
Si, dans le sillage de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron (Les Héritiers, 1964), les travaux en sociologie de l’éducation ont montré le rôle du capital
culturel et des habitus de classe dans la réussite scolaire, les années 80 et 90 ont été consacrées à interroger le rôle du système éducatif dans son
ensemble. Les enquêtes PISA (programmes international de suivi des acquis) pilotées par l’OCDE ont mis en lumière les écarts de performances entre les systèmes scolaires. Ainsi la Finlande et la Corée du Sud disposent d’une école efficace et plus équitable que des pays comme la France – classée tout juste au dessus de la moyenne - ou de
l’Allemagne mauvais élève de la classe…pourtant réputée pour la qualité de sa formation professionnelle.
Autrement dit, un enfant issu des milieux populaires a, toutes choses égales par ailleurs, plus de chances de réussir ses études dans ces deux pays qu’en France, en Allemagne ou en Angleterre.
Selon la sociologue Marie Duru-Bellat (2003) les données de PISA indiquent même que « les élèves les plus défavorisés de certains pays réalisent des performances plus élevées que les
élèves les plus favorisés d’autres pays !».
Effet établissement
Les enquêtes nationales effectuées dans différents pays ont permis de confirmer une idée fortement répandue chez les parents d’élèves :
tous les établissements scolaires ne se valent pas ! Au sein du courant de recherche sur l’école efficace (school effectiveness studies), les chercheurs
anglo-saxons ont été les premiers à vouloir identifier les spécificités des établissements performants en éliminant les biais liés aux caractéristiques socioculturelles du public accueilli.
Dans les établissements « efficaces » les enseignants donnent la priorité aux fondamentaux, assignent des objectifs clairs aux élèves, les considèrent
comme capables de les atteindre, les évaluations sont fréquentes et permettent de réguler l’enseignement, on évite encore les pertes de temps dues à une organisation défectueuse ou à
l’indiscipline et les leçons sont planifiées avec soin et structurées.
Pour lire l'article in extenso,
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Par Jean-Marc ROBIN